A l’heure du réchauffement climatique, l’isolation devient un enjeu crucial. Les isolants naturels offrent non seulement une alternative sérieuse aux matériaux d’isolation traditionnels, mais permettent également de répondre à d’autres problématiques : isolation au chaud, insonorisation…

1. Une durabilité supérieure

Naturel ne rime pas avec moindres performances, bien au contraire.
La conductivité thermique (lambda λ), qui détermine la résistance thermique d’un isolant, est la même pour les isolants naturels que les isolants classiques.
D’autre part, la durée de vie des isolants naturels est bien supérieure à celle de leurs homologues traditionnels, qui ne dépasse souvent pas deux décennies, ainsi qu’en attestent les plus anciennes constructions écologiques, en Allemagne et aux Etats-Unis. 

2. Une meilleure protection contre la chaleur, et bien plus encore…

Avec des densités supérieures aux laines minérales, soit de 40 à 160kg/m3 contre 20kg/m3, les isolants végétaux permettent d’augmenter le déphasage, c'est-à-dire le temps que la chaleur met à pénétrer à l’intérieur en été.
Ces matériaux ont également d’excellentes propriétés pour l’isolation phonique.
Un panneau de cellulose, par exemple, pris entre deux plaques de gypse-cellulose, assure une réduction de 48db.

3. Une mise en œuvre aisée pour un impact nul pour la santé

La mise en œuvre de ces matériaux ne diffère pas de celle des matériaux traditionnels.
A mettre entre chevrons, sur toiture ou directement à enduire en intérieur et en extérieur, il existe une offre adaptée à chaque support.
De plus, la nature de ces produits permet un confort de pose inégalé.
Contrairement aux laines minérales qui grattent et s’infiltrent dans les bronches (et dont les effets ne sont pas connus), les fibres végétales ne se délitent pas et ne sont pas volatiles.

4. Comment choisir entre les isolants
Chanvre, fibre de bois, cellulose, liège… Le choix est vaste.
Plutôt que de considérer un isolant comme le produit parfait, il est préférable de s’adapter aux besoins réels.
S’il ne s’agit que d’une isolation au froid (murs en pierre par ex), un isolant de faible densité (comme le chanvre) conviendra.
En revanche, en toiture ou en ossature bois, on veillera à apporter de la masse avec des matériaux à plus haute densité (fibre de bois ou autre).
Enfin, si d’autres contraintes entrent en jeu (isolation phonique, matériaux soumis à intempéries…), on portera son choix sur des produits spécifiques (par exemple, cellulose pour le son, liège en cas d’humidité…).
Dans tous les cas, mieux vaut consulter un professionnel qui connaît bien les caractéristiques de ces produits, afin d’éviter des surcoûts ou des matériaux non-adaptés.