Monsieur V. a acheté une petite grange de 40m² dans le but de la rénover et la transformer en une habitation de 120m² : rehaussement de la toiture et extension sur le côté. Pour l’instant, 60m² sont terminés (cuisine, chambre, salle de bain et petite mezzanine) ; sur le reste, tout le gros œuvre est fait, tout est hors d’eau hors d’air.

Ses motivations :
« Je me sens concerné par l’environnement, en tant qu’agriculteur. Je voulais avoir un habitat durable, avec une consommation d’énergie la plus basse possible, et si je peux utiliser des matériaux naturels, c’est un vrai plus ! »

Son projet :
Les murs
Objet : Construction d’un mur en briques Monomur finition enduit intérieur et extérieur
Difficulté : * * *
Résultat : * * * * *
+ : Monomur à la fois structurel et isolant





1/ Soubassement en béton

2/ Panneaux de liège 50mm en isolation extérieure du soubassement

3/ Briques Monomur 37,5mm

4/ Enduit chaux extérieur en 3 couches : couche d’accroche, seconde couche et couche de finition*

5/ Enduit terre



* Concernant l’enduit chaux extérieur, après la couche d’accroche et la seconde couche, qui ont été un peu fastidieuses car manque d’échafaudage et de pratique, Monsieur V. souhaite faire faire la couche de finition mais ne trouve pas d’artisans travaillant ce type d’enduit. Il va donc sans doute opter pour une couche de finition traditionnelle, non naturelle.

Autour des fenêtres sont mis en place des panneaux de liège, pour couper d’éventuels ponts thermiques.


Les cloisons
Objet : Cloison avec ossature en bois, fibre de bois flexible et Fermacell ou lambris.
Difficulté : * * *
Résultat : * * * * *
+ : bonne isolation phonique par le principe masse-ressort-masse


La toiture
« Il ne s’agit pas d’une toiture traditionnelle, j’ai des pannes de 350*60 mm, peu espacées, qui me servent de supports pour mes caissons d’isolation. »

Objet : Toiture avec isolation des rampants par ouate de cellulose.
Difficulté : * * *
Résultat : * * * * *
+ : très bonne isolation, rupture des ponts thermiques par les panneaux d’étanchéité





1/ Pannes de 350*60mm
2/ Ouate de cellulose 350mm insufflée à la machine
3/ Panneaux d’étanchéité de toiture en fibre de bois 22mm
4/ Litelage et pose des tuiles
5/ Frein-vapeur Proclima DB+
6/ Lambris (finition intérieure)





« Attention, les panneaux d’étanchéité de toiture ne sont pas assez solides pour qu’on marche dessus. A une ou deux reprises, on a failli passer la jambe à travers. Il faut bien s’appuyer sur les chevrons et non pas sur les panneaux.
En revanche, ceux-ci ont bien tenu dix à quinze jours même avec de la pluie, sans être recouverts. Très pratiques ! »

Le plancher
Le sol du sous-sol est une dalle béton.
Le sol du RDC est composé de poutrelles et hourdis, chape avec passage des gaines, plancher chauffant avec sa chape, et finition carrelage ou tommettes.
Le plancher du premier étage est composé d’une structure bois, poutres et lambourdes, puis lames de bois chinées et de différentes largeurs pour un aspect rustique.
Une isolation phonique et un second plancher par-dessus sont envisagés. Il n’y a pour l’instant rien dessous.

Les équipements
Menuiseries : mélèze triple vitrage sur côtés Nord, Est et Ouest ; double vitrage au Sud.
Gestion de l’eau : rien pour l’instant.
Ventilation : Puits canadien relié à une VMC double-flux.
Chauffage : Petit poêle à bois pour l’instant qui sera remplacé par le plancher chauffant alimenté par des panneaux solaires et une chaudière bois (bûches) liée à un ballon tampon.

La répartition des travaux

Ce qu’il a fait lui-même Ce qu’il a fait faire
Les murs La pose de fenêtres
La toiture L'enduit de finition extérieur
L'isolation La pose des tomettes
Les cloisons L'électricité
Les enduits intérieurs -


Leurs conseils pour les futurs auto-constructeurs :

Leurs références :
« Nous sommes abonnés au magazine « Maison Ecologique » et nous avons acheté chez Sainbiose les livres de la collection « Terre Vivante », notamment sur le chauffage solaire ou les isolants écologiques.»

Et si c’était à refaire ?
« Nous avons pris beaucoup de temps pour la construction mais ce fut bénéfique. Si j’avais fait plus vite, j’aurais peut-être fait des erreurs. Encore aujourd’hui, sur la partie qu’il reste à faire, nos idées évoluent. J’avais acheté la grange 5 ans avant de commencer les travaux, ce qui m’a laissé du temps pour réfléchir mais aussi pour commencer à amasser des matériaux de récupération.»